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    Le beau fruit de la lumière...

    Fenêtres, reflets, ombres vagues et changeantes…

    Avec Le Beau fruit de la lumière, Florence Meunier dessine un voyage personnel et introspectif. Peu importe que l'image soit prise à Venise, l'instant saisi à Edinburgh. La carte est avant tout mentale, le territoire intime.

    Pas à pas nous suivons l'auteure derrière les vitres d'une possible chambre d'hôtel, amour de vacances ou en partance, dans le hall d'un aéroport fantasmé prélude à la rencontre, au milieu des ors d'un palace onirique.

    L'exactitude du lieu, de la pensée est vaine. C'est le songe qui révèle la série, ses couleurs baroques, chamarrées. Le concret n'a pas sa place, même s'il apparaît au détour d'une image: pylône au reflet changeant, bulles de savon fugaces. Alors le lecteur se laisse porter dans les pas de Florence Meunier, il suit, déambule et imagine une vie. Une vie autre qui pourrait être la sienne. Elle est un Autre aurait peut-être dit Rimbaud.  Apollinaire, lui, aurait surement goûté cette orange photographique.

    Le beau fruit de la lumière n'est pas une ode, pas un cri, c'est la construction de l'âme, du Soi; ou peut-être sa reconstruction.

    Texte de Frédéric Martin

    http://www.fmartin.art